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mercredi 30 août 2017

Je m'appelle Adolf (2)

  ‘’L’école’’
C’était le premier mot qui a provoqué sa colère devant moi.

Hitler : Écoute-moi, August. L’école, ce n’est qu’un endroit pour fabriquer des milliers de connards et paresseux !
Kubizek : Tu n’aimes ni l’école ni les professeurs, je le sais très bien.
Hitler : Pourquoi, August ! Pourquoi tu me fais dire une chose si claire ! Bon ! N'y pensons plus ! Je préfère qu’on parle de ‘’ Der Freischütz’’ d’aujourd’hui ! Maintenant ! Tout de suite ! Immédiatement !
Kubizek : Oui, oui. Mais calme-toi un peu, s’il te plaît.

Pour lui, mon travail n’était qu’un obstacle.

Hitler : Tu travailles encore ?
Kubizek : Mais Adolf, tu ne travailles pas ?
Hitler : ……
Hitler : …..Arrête tes bêtises ! Ça n'a aucun rapport avec toi !
Hitler : Mais bon. Laisse-moi te dire juste une seule chose.
Hitler : August, ton travail, ce n’est que pour gagner ton pain du jour et rien de plus, tu vois ? Et franchement je m'en fiche complètement ! Je n'ai pas besoin de travailler !
Kubizek : D, d’accord, Adolf…..
Kubizek : (Il vient sans doute d’une famille riche.)
Kubizek : (Vit-il peut-être avec l’héritage de ses parents ? Ou est-il encore étudiant ?)
Kubizek : (Mais alors, pourquoi m'a-t-il choisi comme son ami ? Je ne suis que le fils modeste d’un artisanat de meubles.)
Kubizek : Mais Adolf, je te comprends un peu. Mes notes n’étaient pas excellentes non plus à l’école.
Hitler : August, les études sont vraiment importantes.
Kubizek : Eh ?
Kubizek : (Pourquoi change-t-il tout à coup d’avis ? Tu es vraiment insaisissable, Adolf…)

J’étais un enfant calme et un peu rêveur. Mais ce caractère me permettait de mieux comprendre les autres.
En revanche, Adolf avait un caractère colérique et vif. Il se fâchait souvent pour rien.
En bref, nos caractères étaient quasiment opposés mais nous avions en commun notre passion pour l’art, et c’était la base de notre amitié.

Quand nous bavardions, j'étais souvent celui qui écoutait.
Et nous étions tous les deux solitaires.

Lorsque j’y pense maintenant, je n’étais peut-être pour lui qu’un simple ami avec qui passer le temps.

Mais la seule chose que je peux affirmer, c’est que soit j’étais son ami ou soit un simple auditeur, il avait certainement besoin de moi. 

mardi 29 août 2017

Je m'appelle Adolf



- À Linz, dans une petite ville d’Autriche.

Père : Voici, ton salaire.
August Kubizek : Merci, papa. 
Père : Iras-tu encore à l’opéra ?
Kubizk : Oh, oui. Pourquoi ?
Père : Bon, c’est ton argent. Comme tu voudras.

- Au théâtre

Kubizek ; (Dans cette petite ville, mes journées sont si monotones. Je dois fabriquer tous les jours des meubles avec mon père. Mais c’est impossible de dire à mes parents que je voudrais être musicien. Ma vie restera-t-elle toujours comme ça ? Mon seul loisir, c’est d’aller au théâtre avec mon salaire. Étant donné que je ne suis pas riche, j'assiste toujours debout aux représentations mais j'aime vraiment la musique.)
Kubizek (L’endroit à côté de ce pilier est ma place spéciale…)
Kubizek (Ah ? Zut, aujourd’hui Il y a déjà quelqu’un…)
Kubizek (Tant pis. Je verrai en m'appuyant contre ce mur.)

Kubizek (Ce soir, c’est ‘’Le Songe d'une nuit d'été’’)
Kubizek (Cette interprétation est superbe ! Je suis fatigué mais ça me fait vraiment revivre !)
Kubizek (J’adore l'art.)
Kubizek (Mais c’est dommage, le pilier me bouche un peu la vue.)
Kubizek (Au fait, je crois avoir déjà vu cet homme qui a pris ma place…)

 Je l’ai observé.
 C’était un jeune homme mince au teint très pâle.
 Comme moi, il était plongé dans la pièce avec les yeux admiratifs.

Kubizek (Ses habits sont propres et discrets. Ce doit être un enfant d’une famille aisée quelconque.)
Kubizek (Ah, c’est l'entracte. Après il ne restera que la moitié de la représentation. Aujourd’hui, la musique et la mise en scène sont magnifique mais…..)
L’homme : J'aime pas le chanteur.
Kubizek : Eh ?

 Ce fut notre première rencontre.

Kubizek : Tu le pensais aussi ? Je suis tout à fait du même avis que toi !
L’homme : Oui, oui ! Pourtant, au début il avait l’air bien…

 Pendant la pause, nous échangeâmes notre opinion sur cette pièce.
Incroyable, nous avions tous les deux le même avis, nous fûmes enchantés de cette rencontre.
 À ce moment-là, je fus étonné de l’agilité de son esprit. Je peux dire sans aucun doute qu’il était plus intelligent que moi.
 C’était un jour de novembre 1904. Depuis lors, nous fûmes les meilleurs amis.

 Un soir après la pièce, je suis rentré avec lui. C'est alors que pour la première fois il m'a dit son nom.

« Je m’appelle Adolf Hitler. Enchanté. »