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lundi 5 mars 2018

''Les jeunes de nos jours'' Shinsei-Kamattechan



Je suis tombée du lit et je me suis cassé la jambe
Je n’arrive pas à répondre sur Line
Je sens une télépathie qui arrive d’un chantier sans nom

À Tokyo
Je ne peux rien faire, je n’existe même pas
Mes sentiments se retrouvent rouillés dans une ruelle
Toi non plus, tu ne peux rien faire, tu n’existes pas
Fait palpiter mon cœur à travers les réseaux sociaux

Le soleil me préoccupe depuis tout à l’heure
Que font les ados de nos jours ?
Sur mon deuxième compte
Je vais faire épanouir
Une grande fleur qui se nourrit de haine et de jalousie

À Tokyo
Je ne peux rien faire, je n'existe même pas
Je mange un hamburger façon teriyaki dans une ruelle
Toi non plus, tu ne peux rien faire, tu n’existes pas
Agite mon sentiment et rend-moi insomniaque

À Tokyo
Je ne peux rien faire, je n’existe même pas
Mes sentiments se retrouvent rouillés dans une ruelle
Toi non plus, tu ne peux rien faire, tu n’existes pas
Fait palpiter mon cœur à travers les réseaux sociaux

samedi 17 février 2018

Léonard et Glenn


 Le 5 avril 1962, l’orchestre philharmonique de New York allait jouer le premier concerto pour piano de Brahms au Carnegie Hall. Le chef d’orchestre était Léonard Bernstein. Le pianiste était Glenn Gould. Ce n’était pas la première fois qu’ils travaillaient ensemble. Toutefois, ce jour-là, une grande divergence d’opinion est née entre eux et Bernstein a été obligé d’adresser au public le fameux discours peu avant l’interprétation : « Dans un concerto, qui est le boss ? Le soliste ou le chef ? ». Le chef d’orchestre a expliqué à l’audience qu’il trouvait le tempo suggéré par Monsieur Gould hors sujet par rapport aux indications de Brahms et qu’il n’était pas entièrement d’accord, en ajoutant qu’on pourrait pourtant apprendre quelque chose de cet artiste penseur doté d’un talent extraordinaire. Contrairement à Gould qui était introverti, Bernstein était quelqu’un d’affable. Il ne veut pas gâcher la soirée que ces spectateurs attendent avec impatience. Sa façon de parler est douce et même humoristique. On peut même entendre le public rire de sa plaisanterie. Mais cela n’empêche pas de deviner la profondeur de son mécontentement. En réalité, ce soir a été la dernière fois où ces deux artistes ont travaillé ensemble.

 Je ne suis pas spécialiste de musique. Je n'arrive même pas à lire un morceau très simple, si bien que je ne peux exprimer que de vagues impressions. D’abord, la qualité du son n’est pas excellente, et de plus, comme il s’agit d’un concert enregistré dans les années 60, on entend beaucoup de toussotements qui semblent parfois dérangeants. Le tempo est lent. Très lent. Le premier mouvement est tellement lent que l'on a l’impression que l'enregistrement tourne au ralenti. Je ne sais pas si c’est bien ou pas, mais j’ai l’impression que le changement du tempo qui est inhabituel (mais Gould le fait très souvent, il joue intentionnellement très rapidement ou très lentement) permet de clarifier tous les sons venant de l'orchestre et que l’on comprend mieux la structure du concerto. Je sens aussi un petit décalage entre le piano et l’orchestre. Mais je ne dis pas qu’il s’agit d’une interprétation si excentrique. On comprend la satisfaction du public de l'époque en entendant les torrents d'applaudissements à la fin de l'interprétation. 

 L’œuvre la plus connue de Gould est sans doute « La variation de Goldberg » de Bach, mais personnellement je préfère la sixième symphonie de Beethoven transcrite pour le piano par Franz Listzt. Je la connais depuis longtemps mais je ne m’en lasse jamais. Cela s’entend que Gould joue à son aise. Il appuie sur les bonnes touches au bon moment, tout me semble parfaitement harmonieux dans cette interprétation. Je l’écoute notamment quand je suis angoissé et triste. 

vendredi 9 février 2018

To the depth of the ocean : L'histoire de Joy DIvision


 Autrefois j’ai rencontré une personne qui ne savait pas que Dave Grohl, le leader des Foo Fighters était le batteur de Nirvana. C’est vrai qu’il est devenu beaucoup plus viril après la séparation du groupe. Il avait une barbe et des cheveux ébouriffés alors que quand il était batteur, ses cheveux étaient raides comme ceux d’une fille et était imberbe. Et donc, saviez-vous que les membres de New Order jouaient dans un groupe qui s’appelle Joy Division ?

 Je pense que New Order est beaucoup plus connu que Joy Division, cependant ce dernier est aussi un groupe légendaire dans l’histoire du rock britannique. J’aime les deux, mais quand j’étais au lycée, j’étais beaucoup plus attiré par Joy Division. La voix de baryton du chanteur résonnait comme s'il venait des enfers. Le déroulement des morceaux semblait dangereux comme avant le passage d'une tempête. Des chansons telles que « Disorder », « Ceremony » et « Shadowplay » étaient mes préférées.

 Le leader de Joy Division était un jeune homme qui s’appelait Ian Curtis. La journée, c'était un fonctionnaire à la mairie. La nuit, il se transformait en un poète. Sa musique, ornée de paroles mélancolique, a attiré petit à petit mais de façon certaine les jeunes de l'époque. Joy Division a commencé à être reconnu en tant que groupe culte ayant des fanatiques. En 1979, ils ont sorti leur premier album « Unknown Pleasures ». Il a été classé soixante-dixième avec son premier album dans le UK Album Chart, mais deuxième dans le classement de musique indépendante, et finalement il s'est classé premier.

 Le succès du groupe était assuré. L’année suivante, ils ont commencé l’enregistrement de leur second album « Closer ». D’autre part, l’état mental d’Ian devenait de plus en plus instable. Pendant qu’il travaillait au bureau de la mairie, il avait vu une jeune fille souffrir d’une crise d’épilepsie et qui est morte sur place. Depuis ce jour, le fait qu’il était aussi épileptique ne cessait de l'angoisser. Il se voyait mourir en convulsant comme la jeune femme. De plus, la relation avec son épouse Deborah était tendue à cause de sa liaison amoureuse avec une autre femme.

Le lundi 18 mai, lorsque Deborah Curtis est rentrée chez elle, elle a découvert Ian Curtis mort par pendaison. Il n’y avait pas de testament. Le tourne-disque diffusait « Idiot » d’Iggy Pop. Ian n’avait que vingt-trois ans, « Closer » est devenu leur dernier album. La couverture de ce disque représente le tombeau de la famille Appiani en Italie, comme si elle prévoyait sa mort prématurée.

 Les trois membres restant de Joy Division, Bernard Albrecht, Peter Hook, Stephen Morris ont renommé le groupe « New Order » selon la promesse qu'ils avaient faite : changer le nom du groupe en cas de la mort d'un membre. Ils ont sorti le morceau célèbre pleurant la mort d’Ian Curtis « Blue Monday », qui a eu un grand succès dans le monde entier.


dimanche 29 octobre 2017

Nowhere Man



 Connaissez-vous la chanson des Beatles intitulée ‘’Nowhere man’’ ? Parmi leurs nombreuses chansons, celle-ci est particulièrement ma préférée. C’est le quatrième morceau de ‘’Rubber Soul’’.
 Avant de faire leur apparition sur le public, dans une petite ville sombre où le vent apporte le parfum de la mer, John et Paul se sont fait une promesse ; tous leurs morceaux seront signés « Lennon/McCartney » y compris ceux qui auront été composés par l'un d'entre eux. On devine facilement que ‘’Nowhere man’’ est un morceau de Lennon. La mélodie est quelque peu mélancolique, le non-sens des paroles rappelle le monde de Lewis Carroll. J’écoute régulièrement cette chanson mes 14 ans, je ne m’en fatigue jamais.

He's a real nowhere man

Sitting in his nowhere land

Making all his nowhere plans for nobody

 Quoi que je fasse, où que j’aille, je me sens vide. Ce sentiment de vide ne disparaîtra jamais de ma vie. Il y a un néant dans mon cœur. De temps à autre, je rêve que je suis englouti dans ce trou sans fond. Depuis longtemps, je vis dans un monde irréel. Mon corps est couvert de rideaux translucides. La voix des gens a des échos étranges, comme si elle me parvenait de la surface d’une piscine.

Je suis un homme de nulle part.

Assis dans mon pays de nulle part.

Je fais tous mes projets de nulle part pour personne.

mercredi 25 octobre 2017

Don't look back in anger



 When I was fourteen or fifteen years old, I only listened to the Beatles. At that time, I was using a walkman of Sony. One day, a female classmate came up to me. Passing me a CD, she said that I would like also Oasis if I liked the Beatles, I got home and played the CD. When "Live Forever" started, my world was completely changed.


 Some months later, I heard that Oasis would be coming to my town. I was living in Sapporo, which is a rather big city, but a lot smaller than Tokyo or Osaka.
 Foreigners are not rare now. One sees mostly Chinese and Korean tourists, and also Americans or Australians, but at that time foreigners were quite rare. And foreign artists hardly ever came to my city.

 Finally I got a ticket and went walked to the concert hall. It took only 15 minutes from my home. It was strange to think that an international superstar was near my home.
 It was the first time that I went to a concert. The sound was so loud that I was surprised. Liam and Noel were far away, but I could see them.
Fortunately, Liam didn't sulk. He stayed on the stage until the end. Noel said something in English, but it was too difficult to understand for a 15 year old Japanese boy. Furthermore, they speak with strong Manchester accent. I heard just the word "snow,” so probably he said something about snow. Surely it snows a lot in the north of Japan, and It was winter.

 I still can remember that Noel sang "whatever" with a guitar. The trembling of the chords has been imprinted on my mind.


 Some years later, Liam broke his brother’s guitar. The title of the album that I borrowed from the girl was ''Stop the clocks.’’ It was their greatest hits album. The truth is, nobody can stop the clocks. Oasis has broken up with my youth.

mardi 24 octobre 2017

''After Dark'' Asian Kung-fu Generation



Je m'enfuis pendant que l'ombre de mon dos se répand 
Je m'envole au dessus de la ville enivré par un parfum doux
Sans m'apercevoir que mes ailes ont disparus
Au loin, j’entends des pleurs qui me sont familiers

Le vent nocturne emportant cet éphémère espoir
Jusqu’où pourrai-je aller ?

Le monde tremble comme s’il voulait s'emparer de tout
Je suis déjà éveillé
Mais je n’ai encore rien fait
Je dois faire un pas

Je flotte interrompant ma journée paresseuse
Je vole en regardant de haut le ballet des nuages naissants

Une odeur de sang se répand dans un coin de la ville 
Au loin, j’entends des pleurs qui me sont familiers 

Une lune rouge écarlate finit de s'étendre 
Je veux en finir avec mes journées sans but 
Pour leur donner un sens 

Le monde tremble comme s’il voulait s’emparer de tout 
Je suis déjà éveillé 
Mais je n’ai encore rien fait
Je dois faire un pas

dimanche 22 octobre 2017

''Re:Re:'' Asian Kung-fu Generation



Je t’attendais
J’attendais
Pendant que les journées s'écoulaient sans fin
Je me suis arrêté et j’ai regardé derrière moi
Nous avons déploré que cette journée soit sans fin

J'ai compris que mes souvenirs ne seraient pas éternels
J'étais tellement tourmenté que j'ai pleuré dans un coin de mon cœur

Je t'ai suppliée de ne pas oublier
Ce jour-là, sous l’autoroute, j'ai manqué l'occasion de te dire que je regrette, ces jours qui venaient de s'écouler

Par moment nous étions liés l'un à l'autre
Nous avons apporté nos sentiments qu'on ne peut dénouer, c’était tout ce que j’avais
Mais maintenant je l’ai perdu

J'ai finalement accepté que les choses changent de formes au fil du temps
Ce temps même qui m'a plongé en plein tourments me conduisant dans une impasse

Je t'ai suppliée de ne pas perdre
Ce jour-là, sous l’autoroute, j'ai manqué l'occasion de te dire que je regrette, ces jours qui venaient de s'écouler

Je t’attendais
J’attendais
Pendant que les journées s'écoulaient sans fin
Une nouvelle fois, j'étais dans la tourmente, me laissant des cicatrices que je ne pourrai oublier
Sans toi……

mercredi 18 octobre 2017

''Marque-page bleu'' Galileo Galilei



Nos sentiments s'étendent sur de nombreuses pages.
Mais pour une raison inconnue, je n’arrive pas à remplir cet espace vide.

J’y ai inséré un marque-page fait d'une fleur. 
Nous avons démarré avec un vélo qu’on a ensuite abandonné. 
On a entassé des briques oubliées, puis on les a fait tomber.

Nous devenons égaux.
Fatigués de jouer, nous ne nous souviendrons plus jamais de ce ciel d'un bleu effrayant. 

Ainsi, un faisceau de lumière s'imprime en moi.
Alors qu’on est encore ensemble, te dire « J’espère te revoir un jour », c’est comme si je n’étais plus moi-même. 

Ta main tourne une page. De tes lèvres, tu noues un miçanga de fils. 
Dis donc, aujourd’hui est comme un autre jour. 
S’il pleut, on se parlera en ligne. 
Maintenant je t’impose (Le miçanga s’est détaché sans que je m'en rende compte) 
ma gentillesse (mais je n’arrive pas à te le dire.) 
Il me semble que je ne suis plus moi-même. 

Si tu choisis quelque chose, il se cassera bruyamment. 
C’est donc de l'amour, m’as-tu dit en riant. 

Je suis finalement arrivé à l’heure. 
La ville s'endormit feignant de nous ignorer.
Allons à l’endroit où on avait entassé des briques oubliées. 

J'ai grimpé la colline surplombant la mer. Le ciel est d'un bleu effrayant.
Une bouteille de cidre dans la main droite, ma main gauche te cherche toujours. 

Avec mes mains, j’embrasse le vent printanier. 
Nous avons toujours le temps, «Un jour, nous oublierons aujourd'hui » 
Je ne veux pas que tu me le dises. 

De cette manière, ‘’l’instant’’ ne me demande rien. 
Les deux sont encore là. 
« Au fait, le mot qui peut remplir l’espace blanc… » 
Non, je te le dirai un jour. 

Ta main tourne une page. Tu défais le miçanga avec tes lèvres. Le premier train du jour et des bonheurs parsemés. 
Une journée comme une autre commence. 
Il me semble vraiment que je ne suis plus moi-même.

何ページもついやして 綴られた僕らの気分
どうしてか一行の 空白をうめられない

押し花の栞はさんで 君と転がす使い捨ての自転車
忘れかけの煉瓦を 積み上げてはくずした

イコールへとひきずられていく こわいくらいに青い空を
遊びつかれた僕らは きっと思い出すこともない

そうやって今は僕の方へ 押しつける陽射しの束
まだ二人はすぐそこにいるのに 「どうかまた会えますように」なんて
どうかしてるみたい

一ページめくるてのひら くちびるで結んだミサンガ
ねぇ今日も変わらない今日で 雨ふれば電話もできるよ
そうやって今は君の方へ(いつのまにか切れたミサンガ)
押しつける僕の優しさを(でもなぜか言えないままだよ)
本当どうかしてるみたい

どれか一つをえらべば 音をたてて壊れる
それが愛だなんて おどけて君は笑ってた

間に合ってよかった 街は知らないふりをきめて眠った
忘れかけの煉瓦を 積み上げた場所にゆこう

海を見渡す坂をかけのぼって こわいくらいに青い空と
右手にサイダー 左手はずっと君をさがしている

そうやって塞いだ両の手で 抱きしめている春の風
まだ時間は僕らのもので「いつか、忘れてしまう今日だね」なんて
言わないでほしいよ

そうやって“今”は僕の方へ 問いつめることもなくて
まだ二人はすぐそこにいるだろう 「そうだ、空白を埋める言葉は」
いや、まだ言わないでおこう

一ページめくるてのひら くちびるでほどいたミサンガ
始発電車まばらな幸せ ねぇ、今日も変わらない今日だ

本当どうかしてるみたい

dimanche 15 octobre 2017

Mozart à Strasbourg



« Tout est pauvre ici. » la déception de Mozart

 De la rive droite de Rhin, quelle impression donne Strasbourg ? Autrefois, Mozart a aussi visité cette ville. Cependant, ces deux lettres du père et du fils racontent tout.
« As-tu la possibilité de gagner de l’argent à Strasbourg ? » - Leopold Mozart
« Tout est pauvre ici. » - Wolfgang Amadeus Mozart

 Certes, c’était un court séjour, mais Mozart a passé quelque temps dans cette ville. Toutefois, comme sa lettre indique, il semble qu’il ait été plus ou moins ignoré. 2006 a marqué deux cent cinquantièmes anniversaires de sa naissance. Les admirateurs de Mozart dans cette ville auraient accueilli ce jour avec un sentiment de regret de l’attitude de leurs ancêtres : ils auraient dû le retenir plus longtemps et l’accueillir plus chaleureusement.

 Le 10 octobre 1778, après six mois de désappointement à Paris, en route pour Salzbourg, Mozart est arrivé à cette ville en diligence. Son père l’y attendait, mais il hésitait à y rentrer à cause de l’archevêque. Avec un léger espoir de réussir en tant que compositeur, il est descendu à l’arrêt juste devant l’hôtel du Corbeau (près du musée alsacien actuel). Son séjour a duré environ trois semaines (du 10 octobre à 3 novembre). Il avait vingt-deux ans. Il logeait chez l’ammestre Frank (cette maison reste encore au 7 quai Saint-Nicolas !). La dialogue « As-tu la possibilité de gagner de l’argent ? » « Tout est pauvre ici. » est sans doute sans indulgence pour une ville de commerce prospère comme Strasbourg. Mais cette impression de Mozart n’est pas incompréhensible. Après avoir séjourné dans plusieurs villes et connu la beauté du rococo, la ville relativement simple et gothique de Strasbourg aurait été pauvre à ses yeux. D’ailleurs, le compositeur strasbourgeois qu’il avait connu à Paris, Rodolf, lui avait offert un emploi en tant qu’organiste à Versailles, mais ce projet n’avait pas abouti. De plus, il avait même fait des dettes auprès d’un grand commerçant de cette ville.

 Le concert n’a pas eu un grand succès. Les gens de haute société étaient préoccupés par les mesures contre le risque d’inondation du Rhin. Parmi les trois concerts qu’il a donnés, la première a eu lieu au grand hall de la poêle de la corporation du Miroir, et a été bien accueilli. Des gens de haute société étaient aussi présents, l’ambiance était accueillante. Toutefois Mozart fut déçu de la faible rémunération qu’il reçut. Une semaine plus tard, suite aux conseils de quelques personnes, il a organisé son deuxième concert avec l’orchestre local dans un bâtiment à la place Brogile (Dans l’entrepôt de blé qui a été rénové et transformé en théâtre municipal en 1821). Mais l’audience était clairsemée ; dans une lettre à son père, il a déploré l’incompréhension des citoyens à l’égard de la musique. Déconcerté, il a pensé quitter la ville mais une inondation l’a retenu. À cette occasion, il a organisé un concert privé. Cette fois, l’audience a compris son art et il était content. Il écrivit même : « Strasbourg sans moi est impensable. »

 Dans cette ville, le développement de la musique n’était pas forcément en retard. En 1731, l’académie municipale de musique avait été déjà fondée. En réalité, Mozart a rencontré de grands hommes de l’histoire de la musique. Il a essayé le célèbre orgue d’Andreas Silbermann. Il a rencontré également le maître de chapelle de la cathédrale, François Xavier Richter. Il a même exprimé le souhait de remplacer ce chef d’orchestre âgé et légèrement alcoolique, si besoin était.

 Mozart a écrit un concerto intitulé ‘’Strasbourg’’. On ne sait pas s’il avait déjà composé à Paris ou s’il a composé pendant ou après ce séjour à Strasbourg. À la même époque, une sonate d’un autre Strasbourgeois qui vivait à Paris, Hüllmandel, a certainement inspiré Mozart. Il y a des spécialistes qui disent que l’influence de cette sonate est présente dans la sonate pour piano k310. Mozart est devenu un membre de la Franc-maçonnerie en 1784. Avant cet événement, pendant ce séjour, il fut accueilli à la loge qui s’appelait ‘’la Candeur’’. D’ailleurs, un membre de la Franc-maçonnerie et un marchand, Franz Heinrich Ziegenhagen lui a offert un poème. C'est pour lui que plus tard, Mozart a composé un morceau, k619.


 Ce dont Strasbourg peut être fière à propos de sa rencontre avec ce génie, c’est sans doute le fait que son premier opéra ‘’L’enlèvement au sérail’’ fut représenté pour la première fois en France du vivant de l'artiste, ou que l'on a joué ‘’La flûte enchantée’’dans cette ville plus tôt qu’à Paris, en 1800.

(L'extrait de ''L'histoire de Strasbourg'' d'Hidemi Uchida.)

jeudi 21 septembre 2017

''Order Made'' RADWIMPS



Quelqu’un m'a sans doute demandé avant ma naissance
 « Que préférerais-tu connaître, l'avenir ou le passé ? »
et j'ai dû choisir le passé, car je préférais être quelqu’un de gentil plutôt que quelqu’un de fort.
Pour comprendre ce qu’est « le souvenir ».

Cette personne m’a sans doute demandé ;
« Je te donnerai deux bras, deux jambes, deux bouches, deux oreilles, deux yeux, deux cœurs, deux seins et deux trous de nez. C’est bien, n’est-ce pas ?
Mais je lui ai dit ;
« Je voudrais avoir juste une bouche. »
Pour être seul à ne pas me disputer
Pour n'embrasser qu'une seule personne.

Je veux oublier mais je n’y arrive pas
Comment appelle-t-on ce sentiment ?

Cette personne qui avait l’air un peu mécontente s’est remise à parler ;
« Je vais mettre deux cœurs des deux côtés de ta poitrine, parce que c’est l’organe le plus important. C’est bien, n’est-ce pas ? »
Je lui ai encore dit ;
« Je suis désolé mais je n’ai pas besoin d’un cœur droit. Je m’excuse d’être exigeant. »

Quand j’aurai quelqu’un de précieux, et que je la serrerai contre moi, j’aimerais entendre nos deux cœurs battre dans nos poitrines,
À gauche le mien, et à droite, le tien ;
à gauche, le tien et à droite, le mien,
parce que seul, on est incomplet.
Comme ça, on n’aura pas besoin de vivre seul

Je veux oublier mais je n’y arrive pas
Comment appelle-t-on ce sentiment ?

On se sent agité en même temps nostalgique
Comment appelle-t-on ce sentiment ?

« Au fait, tu veux que je t’ajoute l’option ‘’larmes’’ ?
Ce n’est pas obligatoire.
Il y en a qui préfèrent ne pas en avoir.
Qu’est-ce que tu veux ? »
Je lui ai dit que je préférais être quelqu’un de gentil plutôt que quelqu’un de fort,
Pour comprendre le sens de ‘’précieux’’

« Alors en l’occurrence,
Choisis ton goût de larmes préféré.
Acide ou salé ?
Piquant ou sucré ?
Tu peux choisir ce que tu veux.
Que préfères-tu ? »

« J'exauce tous tes souhaits.
S’il te plaît, lève ta tête mouillée de larmes.
Montre-moi de quoi tu as l'air.
Tu peux être fier de toi. »

« Je vous remercie du fond du cœur.
Vous m’avez vraiment aidé.
Euh, puis-je vous poser une seule question ?
On s’est déjà vus ? »

dimanche 17 septembre 2017

Creedence Clearwater Revival ''Have You Ever Seen The Rain?''(和訳)



ずっと昔に誰かが言っていた
嵐の前は必ず静かになるんだ、と
俺は知っていた
何度かそういうことがあったから
そして嵐が去ったら、
晴れなのに雨が降るんだ、と
俺は知っていた
滝のように降り注ぐ光輝くあの雨のことを

ねぇ、あの雨を見たことがあるかい?
ねぇ、君もあの雨を見たかい?
晴れの日にざあざあ降るんだ

昨日、いや、それよりも前から
太陽は冷たく雨は激しい
俺にはわかっていた
ずっと前からこうだったから
そしてこれからもそうだろう
速くなったり遅くなったりしながら、いつまでも止むことはない
俺にはわかる
誰にも止められないんだって

ねぇ、あの雨を見たことがあるかい?
ねぇ、君もあの雨を見たかい?
晴れの日にざあざあ降るんだ

Someone told me long ago
There's a calm before the storm,
I know;
It's been comin' for some time.
When it's over, so they say,
It'll rain a sunny day,
I know;
Shinin' down like water.

I want to know, have you ever seen the rain?
I want to know, have you ever seen the rain?

Yesterday, and days before,
Sun is cold and rain is hard,
I know;
Been that way for all my time.
'Til forever, on it goes
Through the circle, fast and slow,
I know;
It can't stop, I wonder.

I want to know, have you ever seen the rain?
I want to know, have you ever seen the rain?
Comin' down on a sunny day?
Yeah!

vendredi 8 septembre 2017

''Holiday from real'' Jack's Mannequin(和訳)



あんた痩せすぎ
病気なんじゃないのって女友達が言うんだけど、
なんで女の子っていつもこうなんだ?
この子が車貸してくれるから、
これでようやくヴェニスのレズビアンカップルからクスリが買える


カリフォルニアの夏って最高だ
髪も伸びてきた
知るかクソ
これが俺の生き方なんだ

でも俺のこと信用してくれるんなら、
毎日が現実逃避のホリデイだ
週末は太陽の下、
脳みそもフライにしちゃって、
最高だろ?

でもそれも終わったら
また新しい年の始まりだ

今日は仕事探してるんだけど
俺はドアの向こうでぐるぐる回るだけ
眼鏡かければ誰も俺だってわからないだろうし、
考えたこともなかったけど
お前ん家に転がり込むのもよさそう
でも家賃は高いし、
ロスは気楽だし

でもそんなこと考えたって仕方ないか
絵葉書もそのうち読む
知るかクソ
これが俺の生き方だ

でも俺のこと信用してくれるんなら、
毎日が現実逃避のホリデイだ
週末は太陽の下、
脳みそもフライにしちゃって、
最高だろ?

ねぇ、マドレーン。
今日も綺麗だね。
そのセーター気に入ってるんだろ?
暇なのってつらいよね

遅刻の言い訳には
安ワイン飲んで酔っ払ってたって言えばいいや

面倒くさいことになっても
なかったことにしちゃおうや

でも俺のこと信用してくれるんなら、
毎日が現実逃避のホリデイだ
週末は太陽の下、
脳みそもフライにしちゃって、
最高だろ?

そんで友達には嘘つくんだ。
こっちは本当に楽しいって。
全部終わったら、
また来年戻ってくるよ

She thinks I'm much too thin
She asks me if I'm sick
What's a girl to do with friends like this
She let's me drive her car
So I can score an eighth
From the lesbians
Out west in Venice

Oh-oh-oh
California in the summer
Ah-ah-ah
And my hair is growing long
Fuck yeah we can live like this

But if you left it up to me
Everyday would be a holiday…
From real
We'd waste our weeks beneath the sun
We'd fry our brains and say its so much fun…
Out here

But when its all over
I'll come back for another year

I look for work today
I'm spilling out the door
Put my glasses on,
So no one sees me
I'd never thought that
I'd be living on your floor
But the rents are high
And L.A. easy

Oh-oh-oh
It's a picture of perfection
Ah-ah-ah
And the postcard gunna read…
Fuck yeah we can live like this
We can live like this

But if you left it up to me
Everyday would be a holiday…
From real
We'd waste our weeks beneath the sun
We'd fry our brains and write its so much fun…
Out here

Hey Madeline
(Hey Madeline)
You sure look fine
(You sure look fine)
You wore my favorite sweater
Being bored was never better
A safety buzz
Some cheap red wine
Oh the trouble we can get in
So let's screw this one up right

But if you left it up to me
Everyday would be a holiday…
From real
We'd waste our weeks beneath the sun
We'd lie, and tell our friends its so much fun…
Out here
But when its all over
I'll come back for another…
But when its all over
I'll come back for another year

dimanche 20 août 2017

''Fire Sign'' Motoo Fujiwara



J'ai dressé un drapeau pour jurer de vivre pour les autres.
Parmi les sourires que j'ai trouvés, il manque uniquement le mien.

Je recherchais toujours des sanglots que j'avais une fois entendus.
J'ai mis juste un peu de temps
Pour me rendre compte que c'étaient les miens.

Les étoiles tournent, le monde avance.
Dans mon cœur solitaire,
Même s'il est faible, même s'il est invisible,
Le feu de la vie s'agite.

Il a connu le vent, il a rencontré la pluie,
Mais il ne cesse de se brûler. 

Sur la terre mouillée de larmes de quelqu'un, qui croit qu'il n'y pas sa place ici,
Quelqu'un soutient un drapeau qui est sur le point de tomber.

Un chat sale traverse la rue. 
Où va-t-il ? Ou rentre-t-il ?
Il y a une personne qui décide de retirer le drapeau qu'elle soutenait toujours.

Voyageur, la lumière qui éclaire ton chemin est dans ton cœur.

Même s'il est faible, même s'il est invisible,
Le feu de la vie s'agite en toi. 
Comme un chant, comme un chuchotement, il se brûle en toi.

Voyageur, j'entends une voix dire ; Mon bien-aimé, dans ton cœur...

Tourne les étoiles, prends le monde.
Nos places existent toujours en nous.

Même s'il est faible, même s'il est invisible,
Le feu de la vie s'agite.
Il a connu le vent, il a rencontré la pluie,
Mais il ne cesse de se brûler en moi. 

Comme un chant, comme un chuchotement, il se brûle en toi.
Même s'il est faible, même s'il est invisible,
Trouve toi-même le feu de ta vie.