mercredi 4 octobre 2017

''Quand ta maladie sera guérie''



Le bruit tendu que fait un ongle
Traverse à mon insu
Stupéfait d’un champ plein de fleurs
Figé comme un feu d'artifice

Quand ta maladie sera guérie,
Le printemps arrivera dans cette ville.
J’espère que ta peur disparaîtra
Dissimulant les parties brûlées de ton cœur

Tu as bu de l’eau d’un robinet rouillé
Et m’as adressé un sourire triste
Si un jour tu peux sourire un peu,
Allons-nous nous rencontrer dans cette ville.

La joie, la tristesse sont en fait une même chose
Qui tourne à l’infini
Après notre millième rencontre,
Nous vivons dans la même ville.
Nous vivons le présent
Nous avons vécu autrefois.
Si nous pouvions nous rencontrer encore,
Je n’aurai plus besoin de rien
Même si je serais triste parfois

On est tombé amoureux au même moment,
On a fait couler le temps

J’aimerais regarder le même monde
J’aimerais peindre de la même couleur que la tienne
J’aimerais sentir le même vent
J’aimerais vivre la même époque
J’aimerais rire avec toi en même temps
J’aimerais me souvenir d’un même endroit
J’aimerais être ému d’un même mot
J’aimerais heurter le même doigt de pied
J’aimerais être ensemble sous un même parapluie
J’aimerais marcher d’un même rythme

Parce que comme ça,
Je pourrais tout partager avec toi
On n’aura plus besoin d’échanger un mot
Pour être toujours amoureux

mardi 3 octobre 2017

Karl Richter

 Je ne sais pas pourquoi, mais aujourd’hui le wi-fi était instable et ça m’a rendu malade. Je chancelais, je crachais, je tombais de temps en temps. J’ai été vite transporté à l’hôpital. Aussitôt qu’une infirmière obèse pour qui je me suis demandé si ce n’était pas plutôt elle qui devait être soignée, m’a transfusé de l’Internet. Je me suis senti mieux.
 Dans le bus, distrait, en regardant le paysage de Strasbourg que j’avais déjà vu bien, mais qui m’impressionnait toujours comme si c’était la première fois que je le voyais, j’écoutais le Brandenburg concerto de Bach dirigé par Karl Richter.
 Le chef d’orchestre réalisait dans ma tête une architecture musicale, splendide et subtilement symétrique de Bach qui reprogrammait mon esprit troublé. Quand le bus arrivait à Krutenau, j’ai vu du coin de l'œil une ombre noire. J'ai cru que la Mort m'arrivait au final. Je me suis vite préparé à lui supplier de ne pas apporter mon âme, que des choses que j'avais écrites dans mon cahier (''Je veux mourir'', ''Ma vie est une ordure incombustible'' etc.) étaient tous des mensonges. Je l’ai regardée. Un homme noir était debout devant moi fixait carrément son regard sur moi. J’ai été surpris. L’architecture que Karl Richter construisait avec tant d’efforts s’est effondrée en un clin d’œil et elle a été emportée par le vent noir quelque part. Au moment où j’ai enlevé mes écouteurs, il m’a dit quelque chose mais je n’ai pas entendu. Sa plaque d’identité sur laquelle était écrit CTS a reflété la lumière matinale et je lui ai demandé si c’était un contrôle. Il m’a répondu qu’il faisait une enquête. J’ai pensé refuser car j’allais descendre en principe à l’arrêt suivant, mais au final, j’ai accepté.
 Il m’a posé quelques questions simples. À quel arrêt j’étais monté, à quel arrêt je descendais, pourquoi je prenais le bus etc.
 Il m’a remercié brièvement. En revanche, je voulais à mon tour lui poser quelques questions. (S’il était marié, s’il avait des enfants, s’il aimait sa vie, que préférait-il, le bus ou le train etc.) mais l’arrêt auquel je descendais approchait. J’ai remis mes écouteurs pour revenir au monde du Brandenburg Concerto. Karl Richter s’est remis à construire l’architecture merveilleusement proportionnée de Bach.

dimanche 1 octobre 2017

La saison mortelle

 Comment tuer le temps entre les cours est une question cruciale à l’Université. Au début, j’allais à la bibliothèque U2-U3 pour dormir jusqu’à ce qu’ils enlèvent les gros coussins.
À cause de la tension nerveuse, je n’arrive pas à lire lorsqu’il y a des gens autour de moi. J’ai toujours l’impression qu’un assassin va me tirer une balle dans le dos. Le deuxième problème, c’est que je ne peux pas écouter de la musique trop fort à la bibliothèque. Je souffre aussi de myiodésopsies qui m'empêchent de fixer les choses dans un endroit lumineux, et c'est pourquoi je ne supportais pas la cantine de la bibliothèque U2-U3. En en faisant la liste, je me rends compte que j’ai un tas de problèmes,
Si bien que je m’enferme souvent à la cantine du Patio, qui est, d’après Tony, ‘’ l'enfer, le pire endroit du monde". Je suis d’accord, et je tue le temps en traduisant un livre, sinon simplement je sombre dans la dépression. 
 Aujourd’hui je voulais déjeuner dehors. Mais la plupart des bancs étaient déjà pris par des gens qui s’amusaient et riaient alors qu’il n’y avait rien d’intéressant. Ils souffraient d’hallucination malgré leur âge ; c’est triste. Je me suis donc assis sur un banc juste devant la porte, et j'ai commencé à déjeuner en respirant le vent frais. Au bout d’un moment, un garçon du groupe qui était à côté de moi a allumé une cigarette. Mon sandwich, qui est toujours trop gros pour un Japonais, avait un goût de fumée blanche. J’ai toussoté à plusieurs reprises, et je suis retourné au ‘’ pire endroit du monde, autrement dit l’enfer’’.
 À la fac, je n’avais même pas le droit de manger dehors sous le beau ciel. J’étais triste. Dans ma dépression profonde comme le fond de la mer, j’ai trouvé une feuille que quelqu’un avait laissée sur une table. Je l’ai prise. Je ne l’ai pas lue attentivement, mais il m'a semblé que c’était à propos de la liberté de l’avortement, ou quelque chose comme ça. L’avortement ne m’intéressait pas. Je n’ai jamais touché une femme. Pour moi, la défense de l’avortement, c’est comme la météo de la planète Mars. Aujourd’hui, une grande tempête de sable dévastera la Terre, il faudra se cacher sous terre jusqu’à ce qu’elle se dissipe…

 Le revers de cette feuille était tout blanc. Inconsciemment, je me suis mis à écrire en japonais ‘’Shinitai (Je veux mourir)’’ jusqu’à ce que cette phrase remplisse la page. Pendant que j’écrivais cela, d'un trait comme un soutra, mon cœur s’est un peu apaisé. Aussitôt que j’ai terminé ce travail, j’ai remis l'imprimé à sa place d’origine.
 Quelques minutes plus tard, deux hommes d’âge mûr, qui ne sont peut-être pas étudiants sont venus et se sont assis devant moi. L’un était blanc, l’autre était noir. Ils bavardaient gaiement au début, mais une fois leur conversation épuisée, l’un d’eux a trouvé l'imprimé pour la liberté de l’avortement. Après avoir échangé quelques commentaires sur l’avortement, l'un d'entre eux a retourné la feuille et il a trouvé les nombreuses phrases que j’avais écrites ; ‘’Shinitai’’.
Après avoir fait la grimace, il a levé la tête et m’a regardé. Il a demandé à voix basse si c’était moi qui les avais écrites. J’ai essayé de faire semblant de ne pas avoir entendu, mais j’ai dû y renoncer parce que j'avais pouffé.
« ‘’Shinitai’’, ça veut dire ‘’Bonjour’’ en japonais », lui ai-je expliqué.
J’ai fait une grimace pour faire semblant de me concentrer sur ma traduction.
La tête baissée, j’ai entendu les deux hommes dire ‘’Shinitai, shinitai’’.
Sans jamais lever le regard, je leur ai répondu ; Shinitai. 

samedi 30 septembre 2017

Words are flowing out like endless rain



L’Université est relativement déserte le vendredi. Je ne sais pas si c’est parce qu’il y a beaucoup d’étudiants qui aimeraient prolonger leur court week-end, ou si c'est pour une autre raison.

En cours de littérature générale et comparée, la professeure nous a demandé d’échanger avec des avis avec notre voisin. Toutefois, j’étais assis seul et je n’avais pas de voisin. (La semaine dernière, ma voisine était une Américaine. Elle cherchait dans sa tête le nom de l’auteur de ‘’En attendant Godot’’. Je lui ai dit le plus gentiment possible que c’était Samuel Beckett et que Truman Capote et Franz Kafka étaient deux de mes auteurs préférés.) Quand j’allais commencer à songer aux motifs répétitifs du troisième mouvement de ‘’La tempête’’ de Ludvig Van Beethoven pour passer le temps, quelqu’un m'a tapé sur l’épaule.
Je me suis retourné et j’ai vu qu’un chat géant me regardait. C’est un mensonge. En réalité, une fille de haute taille que j’avais déjà vue plusieurs fois, mais avec qui je n’avais jamais parlé, me souriait et m’a dit « Bonjour ».
 Malheureusement, je ne comprends pas la langue des humains, je ne comprends que la langue des chats, me suis-je excusé. Alors elle a commencé à me parler en langue des chats noirs. J’ai eu de la chance. Si elle m’avait parlé en langue des chats tigres, on n’aurait pas pu se comprendre.
 À vrai dire, je n’avais pas fait ce que la professeure nous avait demandé ; c’est-à-dire, je n’avais pas écrit mon avis sur la littérature générale et comparée. Parce que simplement lire l'essai de Steiner m'a pris trop de temps. Je le lui ai dit franchement, à la fille aux lunettes rondes à monture en or et aux cheveux bruns, qu’on comprenait tout de suite qu’elle n’est pas française, avec son fort accent. Elle m’a dit « C’est pas grave », et m’a montré sa note. Pendant qu’elle m’expliquait son point de vue, je hochais la tête en disant de temps en temps : « C’est vrai.; « C’est vrai. » « Vous avez raison. » « Je suis d’accord. » Elle était éloquente et ne cessait de parler. Il semblait que beaucoup d’idées naissaient comme des étoiles dans sa tête. J’ai regardé dans ma tête. Elle était vide. Mais ça ne m'a pas rendu particulièrement triste, parce que je suis vide. Je me suis dit juste ; « So it goes and so on. » en imitant le héros du roman de Kurt Vonneghut, Slaughter House Five.
Pendant qu’elle m’expliquait ses idées, qui étaient vraiment impressionnantes comparées à ma page blanche, j’étais attiré par ses lunettes. Au bout d’un moment, la curiosité a vaincu ma raison. Je lui ai demandé pourquoi elle portait des lunettes rondes. Au début, elle n’a pas compris ma question. Je la lui ai donc répétée en français, puis en anglais, en faisant attention à ne pas faire de fautes de grammaire. « Why are you wearing round glasses ? »
 Légèrement étonnée, elle m’a demandé : « Mes lunettes ? »


 Après avoir réfléchi un instant, elle a levé sa tête et m’a dit ; « Je ne sais pas. Parce que j’aime bien ? » Derrière ses lentilles, ses grands yeux marron remuaient comme deux créatures indépendantes. Puis elle a enlevé ses lunettes et m’a dit ; « Ce sont des lunettes John Lennon. » Sur la monture, les caractères minuscules gravés « John Lennon » reflétaient la lumière. Elle a remis ses lunettes. Je l’ai regardée de nouveau et je me suis rendu compte que sa coiffure était aussi celle de John Lennon vers la fin des Beatles. Je lui ai demandé si elle aimait Lennon. « Je ne sais pas. », m’a-t-elle dit de nouveau. J’ai quand même eu le bon sens de ne pas lui demander de chanter « Across The Universe ».

Mille neuf cents doigts

Beth était une charmante vendeuse dans une boulangerie.
Elle était populaire auprès de la clientèle ; c'était une fille gaie, toujours de bonne humeur.

L'affaire a eu lieu pendant l’hiver 1899.
Un habitué a poussé un cri.
Il avait trouvé un doigt dans un pain de seigle, l'article qui se vendait le mieux.
Et celle qui y avait mis le doigt était la Beth.
On a trouvé quelques dizaines de doigts dans la poche de son tablier ; la police a effectué une perquisition domiciliaire chez elle.
Dans sa chambre on a trouvé un grand seau qui contenait plus de mille doigts.
Elle avait exactement 1900 doigts en tout.
Au final, on n'a pas pu identifier les victimes.
Ces 1900 doigts allaient de l'auriculaire au pouce.
On considère qu'elle avait tranché chaque fois les dix doigts de sa victime.

Beth a expliqué ainsi le but de son acte :

« J'ai collectionné les doigts pour être ange l'année prochaine. Ces doigts deviendront des aires en 1900, je monterai vers le ciel et j'échangerai mon amour avec Dieu.»

vendredi 29 septembre 2017

Le dentier de Jack London et Haruki Murakami



En lisant ‘’Le peuple d’en bas’’ de Jack London pour le cours de littérature générale et comparée, je me suis souvenu d’un court essai d’Haruki Murakami que j’ai lu il y a longtemps. C’est un essai que l’écrivain a écrit dans le journal Asahi. Le titre est étrange ; « Le dentier de Jack London »

Étant donné que je n’ai pas de texte sous la main, j'aimerais le résumer en cherchant dans ma mémoire, et avec quelques informations trouvées sur Internet.

Jack London, parti pour la péninsule coréenne en tant que correspondant de la guerre russo-japonaise a vécu une expérience singulière dans un petit village isolé.
Un fonctionnaire lui a rendu visite et a dit ; « Nos villageois souhaitent vous rencontrer. »
À cette époque-là, Jack London avait déjà acquis une certaine notoriété en Europe et aux États-Unis, mais il n’avait jamais pensé que son nom avait atteint un si petit village de Corée.
Ravi, il a accepté cette proposition et il est allé rencontrer les villageois.

Mais c’est alors qu’il a appris qu’il rêvait. Les villageois lui ont dit ; « Montrez-nous votre dentier, s’il vous plaît. »
En réalité, ce qui attisait la curiosité des villageois, ce n’était pas Jack London lui-même mais son dentier. Ils n'en avaient jamais vu.
Sans se mettre en colère, Jack London a ôté et remis son dentier pendant trente minutes devant tout le monde.

Et il a tiré une leçon de cet événement ;
« Etre reconnu par la société est vraiment difficile quelle que soit la quantité d’efforts fournis par un homme. »

Haruki Murakami fait le commentaire suivant ;
« J’imagine que même si mille personnes se trouvaient dans la même situation, aucune d’entre elles n'en tirerait une leçon aussi originale. »

Et il conclut ;

« Je pense que l'on ne peut pas choisir les expériences dont on tirera une leçon. Elle suit un itinéraire filandreux puis tombe tout à coup sur nos têtes. Et il me semble qu’à la proportion de la complexité de cet itinéraire, l’efficacité de la leçon tirée soit plus forte. Toutefois je ne sais pas jusqu’à quel point ce genre de leçon peut être universel et général. »

MOBILE SUIT GUNDAM THE ORIGIN V ''CLASH AT LOUM''



 Le 4 Janvier 0079 du calendrier universel, la principauté de Zeon a déclaré la guerre contre une colonie de Side 2, ‘’HATTE’’, au motif qu'elle s'y opposait. Les forces spatiales de Zeon ont injecté du gaz toxique à l’intérieur de la colonie spatiale. Après le massacre de tous ses habitants, ils l’ont déviée de son orbite et essayé de le faire tomber sur le Jaburo, où se trouve le siège du gouvernement fédéral de la Terre.
Cette opération a été nommée ‘’British Operation’’ par analogie avec la perte progressive de ses colonies de l’Empire Britannique. La flotte de l’amiral Tianem, qui était dans l’espace pour se battre contre la flotte de Zeon, a aussitôt détecté la colonie HATTE sur le point de tomber sur la terre. Ils ont tenté de la détruire, mais devant l’immensité de la colonie, ils étaient impuissants. Une fois entré dans l’atmosphère terrestre, le Hatte s’est divisé en trois parties. La partie la plus grande est tombée sur le sud de l’Australie, le tiers, sur la mer pacifique, les deux tiers, sur le nord de l’Amérique. Cette chute de la colonie a également causé des catastrophes naturelles telles que des tsunamis et des tremblements de terre. Par conséquent, la moitié de la population de la Terre a été perdue. (Le nombre de victimes se monte à près de quatre milliard)
Toutefois le premier objectif de Zeon n’a pas été achevé, étant donné que la colonie n’est pas tombée sur le Jaburo. La principauté de Zeon tente cette fois de conquérir une colonie de Side 5, ‘’Loum', pour la faire tomber sur la Terre. Contre cet acte de Zeon, EFSF (Earth Federation Space Force) envoie la flotte principale de l’amiral Revil dans à Loum. La flotte de Tianem, qui était formée entre autres de quinze cuirassés de la classe Magellan et de trente croiseurs de la classe Salamise, était quasi égale à la totalité des forces militaires de Zeon. D’ailleurs, les forces de la flotte de Revil étaient deux fois plus nombreuses. Le nombre de cuirassés que possédait Zeon équivalait au tiers des forces d’EFSF. De plus, le Gwa-jin était le seul cuirassé dont la puissance de tir était supérieure à celle d’un cuirassé de la classe Masellan. La situation de Zeon était défavorable aux yeux de tous.



À la conférence militaire, le vice-amiral des flottes Dozel a ordonné d’attaquer la flotte de Tianem avec toutes les forces de Zeon. Mais c’était une fausse information pour duper l’EFSF, car le véritable objectif était de maîtriser la flotte de Revil. Cette information a été divulguée comme ils avaient prévu,.L’EFSF, qui a jugé que le Zeon n’attaquait pas le Loum, a sorti la flotte de Tianem. Ensuite, la flotte de Revel s’est hâtée de la rejoindre pour se préparer à la bataille, si bien que le Loum a été laissé sans défense. Une fois l'éloignement du Loum de la flotte de Tianem confirmée, le Zeon y a envoyé les forces spéciales de l'ordre en grand nombre, dirigées par le lieutenant Char Aznable. Ils ont détruit les baies des colonies de ce Side. Juste avant que la flotte de Zeon et celle de Tianeme ne s’engagent dans la bataille, la demande de secours de Loum est arrivée à l’EFSF. L’amiral Revil a été obligé d’y envoyer la moitié des flottes des généraux Wakkein et Cuningham. Au final, les forces militaires de Revil et celles de Zeon sont devenues presque égales. Pendant ce temps, les forces de Mobile Suits (Les grandes forces spéciales de l’attaque brusque) dirigées par le lieutenant Miguel Gia alias Black Tristar étaient sorties de la forteresse A Bao A Qu. Passés par la Lune, ils arrivaient à l'arrière de la flotte de Revil…