samedi 8 juillet 2017

Karma (Motoo Fujiwara)



Une bille de verre est tombée
Tandis que je l’ai poursuivie, une autre est tombée
Dans un coin ensoleillé,
Une seule bille reste encore là

Lorsque le cœur se met à battre,
On est obligé de prendre sa place
On est obligé de se défendre pour garder sa place

Alors que je faisais attention à ne pas salir mes mains,
Elles semblaient être souillées
Avant que je doute ma mémoire,
Ma mémoire me doute

Nous nous reverrons certainement
Nous suivrons nos battements de cœur comme point de repère
Je suis là et je t'appellerai toujours. 
Lorsque des raisons insignifiantes se superposent et s’agitent,
Nous saurons notre raison d’être

Tant qu’on existe
On est obligé de prendre sa place
Dans un seul coin ensoleillé,
Deux billes de verres ne peuvent pas être ensemble

Une bille de verre est tombée
À ce moment, elle a poussé l’autre
Dans cette place qu’elle a prise, une lumière l’a bénie

Le nombre de mes empreintes de pas,
Je me rends compte que ce n’est qu’un chiffre
Ce que je dois vraiment savoir se trouve entre un et zéro

Nous nous rencontrerons pour la première fois
En prenant le même cri comme point de repère
N’oublie pas que je t’appelle toujours
Au moment où nous ensevelirons nos raisons superposées,
Nos promesses s’enlaceront

Nous sommes des miroirs qui reflètent nos karmas
Lorsque nos mains souillées se rencontreront, nous comprendrons nos véritables formes pour la première fois.
Je suis là, et je peux te toucher
Dans un coin ensoleillé, nous sommes ensemble
N’oublie pas que je t’appellerai toujours
De l’intérieur de cette même bille de verre

Nous nous reverrons certainement
Au moment où nous ferons une croix sur nos raisons cachées
Notre promesse sera tenue
Nous serons une seule bille de verre 

vendredi 7 juillet 2017

Mayday (Motoo Fujiwara)


J'ai entendu ce silence provenant de la part que tu détestes 
Je me tenais en face de toi, mais je l'ai entendu de très loin
Cherchant la source, je suis finalement arrivé à une flaque d'eau
Si c'était le cœur d'une personne, elle serait insondable
Peu importe si j'étais celui qui était appelé ici ou non
Ça n'a pas d'importance.
Le problème se trouve ailleurs.

Pourrai-je retenir mon souffle jusqu'à atteindre le fond de ton cœur ?
Je plongerai jusqu'à ce que je retrouve ta part qui a sombré
À mesure que la douleur grandit, nous nous rapprochons
Quand je vais respirer à nouveau, ce sera avec toi.

Mon silence a été entendu tout comme le tien
Et si tu voulais plonger pour moi comme je l'ai fait.
Confions-nous l'un avec l'autre ; gardons le proche de nous, ne le perdons pas. 
Pour toi, je l'apporterai à ton côté que tu détestes. 

Parce que nous sommes tous différents, étrangers les uns aux autres
Alors nous nous sentons chaleureusement proche quand nous éprouvons notre solitude

Auras-tu le courage ?
Une fois que je regarderai dans ton cœur
Je connaîtrai toutes les douleurs que tu as cachées,
Au lieu de se blesser, nous allons nous blesser chacun notre tour
Si ce n'est pas quelque chose que nous pouvons partager, vivons cette expérience ensemble

Nous avons peur, toi et moi, de nous laisser regarder et de regarder à l'intérieur d'un autre
Mais tu envoyais de toutes tes forces un Mayday qui ressemblait à une prière.

Le signal de détresse retentit au plus profond de ton cœur
C'est donc là que tu étais.
Viens avec moi, n'aie pas peur.
Touchant la source du signal, je lui enverrai un baiser
Celui que tu m'as confié

Auras-tu le courage ? 
Une fois que nous tenons la main
Je vais t'emmener à l'extérieur sans jamais te lâcher.
Aie confiance en moi.
Pourras-tu retenir ton souffle jusqu'au monde extérieur de ton cœur ?
Quand je respirerai à nouveau, tu seras avec moi.

mercredi 5 juillet 2017

Voyager / Flyby (Motoo Fujiwara)



''Voyager''

Le XX YY

J’ai ressayé de communiquer toutefois je n’ai reçu aucune réponse.
Quelle que soit la distance,
Je suis toujours sur votre orbite

J’ai lancé une lumière vers le ciel nocturne
Ces sanglots m’avaient une fois appartenu
Même si ma mémoire m'abandonne,
Mon activité continue, j'errerai dans le lointain

Répondez-moi
Ça fait longtemps depuis qu’on m’a envoyé de la surface des vivants
Depuis lors, j’ai passé mon temps à compter le nombre des étoiles qui passent
Je vous envoie cette mélodie que j’ai créée par enchaîner les notes qu’avaient laissés ces étoiles.

''Flyby''

Quelle que soit la distance,
Je suis toujours sur mon orbite
Quelle que soit la distance,
Vous êtes toujours sur votre orbite

Répondez-moi
J’ai fait un tour de votre cœur et je suis revenu maintenant
La distance ne s’est pas raccourcie,
Mais j’ai toujours été là
Au revoir.
Vous pouvez m’oublier
Mais je ne vous oublierai pas.
Je vous demande une réponse,
Je vous demande une réponse.

Je vous envoie cette mélodie
Avec la voix qu’on m’a donnée

Le XX YY

J’ai ressayé de communiquer toutefois je n’ai reçu aucune réponse
Quelle que soit la distance,
Je suis toujours sur l’orbite de votre cœur

dimanche 2 juillet 2017

Ohne Titel / Sans titre

Meine Großmutter hat in einem Schloss immer allein gewohnt.
Ihre Ehemann, das heißt also, mein Großvater, war schon tot vor langer Zeit, bevor ich geboren wurde.
Die Hausbewohner haben über den Tod meines Großvater geredet, dass sie ihn vergiftet hatte.
Aber sie hat nichts darüber gesagt.

Irgendwann habe ich ein altes Album in einem Zimmer gefunden.
Auf Fotos hat mein Großvater hat lebendig und stark in militärischen Uniform ausgesehen.
Meine Großmutter, die blind war, ist zu mir gekommen und sie hat mir gesagt,
"Dein Großvater hat einen verboten Verschluss geöffnet.

- Welcher Verschluss war es ?", habe ich sie gefragt. Diese Schloss ist wirklich groß.

"Keine Ahnung. Ich bin blind, wie du schon weißt, mein Sohn", hat mir sie gesagt mit ihren trüben Augen.


Ma grand-mère a toujours vécu dans un château toute seule.
Son mari, c’est-à-dire, mon grand-père était déjà mort avant ma naissance il y a longtemps.
Les voisins disaient sur la mort de mon grand-père que ma grand-mère l’avait sans doute empoisonné.
Mais elle n’a jamais dit quelque chose à ce propos.

Un jour, dans une pièce j’ai trouvé un vieil album.
Sur ces photos, mon grand-père en uniforme militaire semblait vif et jeune.
Ma grand-mère, qui était aveugle est venue vers moi et m’a dit,
‘’- Ton grand-père avait ouvert une serrure interdite.
- De quelle serrure s’agit-il ?’’, lui ai-je demandé. Ce château était vraiment vaste.
‘’Aucune idée. Je suis aveugle, comme tu le sais déjà, mon petit’’, m’a-t-elle dit en me regardant avec ses yeux troublés.

''Guild'' (Motoo Fujiwara)


''Guild'' Bump of Chicken (à partir de 7;25)

Combien de temps s’est écroulé depuis qu’on m’a donné ce travail appelé un humain ?
Je n’ai jamais reçu un salaire digne de mon travail

J’avais peut-être mal compris
Ce n’est pas du travail, je le savais
Mais tout est trop tard maintenant
Ce n’est rien d’autre que du travail

Je ne suis pas triste
Je suis juste fatigué
J’ai besoin de congés
À qui pourrais-je le dire ?

Qu’est-ce qu’on m’a volé ?
Qu’est-ce qui m’a volé ?
Dans la routine des jours qui se répètent
L’ai-je oublié ?

Suis-je sali ?
Ou est ce monde qui est souillé ?
De toute façon, je dois ouvrir mes yeux
Mes journées sont si ordinaires que cela me rend fou

Un corps vide affamé,
Immobile, en attendant de la nourriture
Il espère que quelqu’un lui viendra et adressera la parole,
Sans rien dire, il le pense tout seul

Combien de temps s’est écoulé depuis qu’on m’a renvoyé de ce travail appelé humain ?
Faire semblant de faire des efforts en transpirant
C’est tout ce que j’avais fait

Maintenant je me rappelle
Pleins de choses
Pourrais-je affronter
Avec cet afflux de lumières ?

Je ne suis pas beau
Je ne pourrai pas être gentil non plus,
Mais tout de même,
Me pardonnera-t-on de continuer à respirer ?

Je me suis forcé à rire
Plus tard, j’ai pleuré devant le miroir
Ça c’est normal
Parce que tu te caches
Personne ne se rend compte de toi
Ce sont mes journées si ordinaires qui se répètent nuit et jour.

Tu as aboyé pour être aimé
Tu as eu peur d’être aimé
Tu t’es enfui dans la cage
Je vais te faire sortir de là

Accepte-toi tel que tu es, même si tu es souillé
Ton monde t’appartient
La façon dont tu es est comment tu es censé vivre
Mes journées sont si ordinaires que cela me rend fou

On m’a renvoyé de ce travail qu’on m’avait donné
Combien de temps s’était écroulé ?
Qu’est-ce que je faisais ?

J’avais choisi moi-même
''Ce n’est pas du travail.'', je le savais

On m’a renvoyé de ce travail qu’on m’avait donné
Combien de temps s’était écroulé ?
Qu’est-ce que je faisais ?

J’avais choisi moi-même
''Ce n’est pas du travail.'', je le savais.

mercredi 28 juin 2017

Harry Potter

Une petite fille blonde, vêtue d'une robe blanche d'été s'est assise à côté de moi à la station Parlement Européen.
Elle a sorti un livre d'Harry Potter de son sac à dos et elle s'est mise à le lire.

J'ai refermé ''L'étrange bibliothèque'' de Haruki Murakami et l'ai mis sur mes genoux.
Tandis que je regardais le paysage défiler par la fenêtre, j'ai tout à coup eu envie de lui dire que Hedwige serait abattue, que Dobby serait assassiné par Beatrix, et que Harry épouserait au final Ginny Wiesley.

Mais j'ai avalé mes paroles.
Je n'ai pas l'habitude d'adresser la parole aux inconnus, qui que ce soit.

Je me suis souvenu que je lisais aussi Harry Potter lorsque j'avais son âge.
Lorsque la réminiscence de l'infirmerie de mon école primaire a traversé mon esprit, le tram passait la station Observatoire.

mardi 27 juin 2017

Anna

J'ai parlé avec Anna sur Line.
Elle m'a montré une règle étrange dont une partie était entièrement bosselée.
L'inégalité complexe de cette règle reflétait les rayons du soleil d'une manière enchevêtrée tel un kaléidoscope.
Je lui ai demandé ce que c'était.
Elle m'a dit que c'était une règle.
"Je le sais, lui ai-je dit.
- C'est une règle que je mordille à longueur de journée, a-t-elle ajouté pour mieux m'expliquer.
- Ta règle est sale, ai-je dit.
- Elle est propre", m'a-t-elle dit en articulant chaque syllabe du mot "propre".

Elle m'a également montré une peluche en forme d'ours avec laquelle elle dort toutes les nuits.
Elle avait l'air contente de me la montrer.
L'ourson avait l'air fatigué.

Tout à coup, elle a poussé un cri, 
"Mon Dieu ! Il a un trou !".