lundi 1 mai 2017

''Le chant des roues'' (車輪の唄)



Les roues rouillées, en faisant un bruit perçant, amènent nos corps à l’aube jusqu’à la gare.
Tandis que je pédale, la chaleur de ton corps contre mon dos.
En montant le long du chemin, je t'entends sourire et tu me dis d'un ton amusé,
''Encore un petit effort, on y est presque''.

La ville était très calme,
''C'est comme si nous étions tout seul au monde'', ai-je murmuré.

En même temps, j'ai perdu mes mots.
Parce qu'en haut de la pente, le soleil levant qui nous accueillait était trop beau.

Je sais que tu as souri, à ce moment-là, derrière moi.
Je n'ai pas pu te regarder parce que moi, je pleurais.

Le ticket le plus cher au guichet, je ne connais pas la ville à laquelle il conduit
Alors que j'utiliserai le ticket le moins cher, je l'ai soigneusement mis de côté.

Le grand sac que tu avais acheté avant-hier, coincé dans le composteur.
Sans pouvoir passer, tu m'as regardé.

Sans croiser ton regard, j'ai hoché la tête, j'ai dégagé la corde de ton sac qui s'emmêlait

La sonnerie annonce notre adieu, la porte s'ouvre seulement pour toi.
Tu fais un pas plus éloigné que mille pas, et me dis,
''Promet-moi, nous nous reverrons un jour.''

Sans pouvoir te répondre, les yeux baissés, j'ai agité la main.

Ça ne fait aucun doute, à ce moment-là, toi....

Je descends la pente plus vite que le vent, que je puisse te rejoindre.
Les roues rouillées, en faisant un bruit perçant, atteignent à peine le train mais il s'en éloigne petit à petit.

Je sais que tu pleurais, à ce moment-là, derrière la porte.
Je n'ai pas pu regarder ton visage, mais ta voix tremblait.

Je te promets, nous nous reverrons un jour.
Pour que tu puisses me voir au loin, j'ai agité la main.

Bien que la ville avait commencé à s'agiter
''C'est comme si j'étais tout seul au monde", ai-je murmuré.

Les roues rouillées, en faisant un bruit perçant, m'amènent au loin.
Une chaleur faible laissée sur mon dos.

錆び付いた車輪 悲鳴を上げ
僕等の体を運んでいく 明け方の駅へと

ペダルを漕ぐ僕の背中
寄りかかる君から伝わるもの 確かな温もり

線路沿いの上り坂で
「もうちょっと、あと少し」後ろから楽しそうな声

町はとても静か過ぎて
「世界中に二人だけみたいだね」と小さくこぼした

同時に言葉を失くした 坂を上りきった時
迎えてくれた朝焼けが あまりにも綺麗過ぎて

笑っただろう あの時 僕の後ろ側で
振り返る事が出来なかった 僕は泣いていたから

券売機で一番端の
一番高い切符が行く町を 僕はよく知らない

その中でも一番安い
入場券を すぐに使うのに 大事にしまった

おととい買った 大きな鞄
改札に引っ掛けて通れずに 君は僕を見た

目は合わせないで頷いて
頑なに引っ掛かる 鞄の紐を 僕の手が外した

響くベルが最後を告げる 君だけのドアが開く
何万歩より距離のある一歩 踏み出して君は言う

「約束だよ 必ず いつの日かまた会おう」
応えられず 俯いたまま 僕は手を振ったよ

間違いじゃない あの時 君は・・・

線路沿いの下り坂を
風よりも早く飛ばしていく 君に追いつけと
錆び付いた車輪 悲鳴上げ
精一杯電車と並ぶけれど
ゆっくり離されてく

泣いてただろう あの時 ドアの向こう側で
顔見なくてもわかってたよ 声が震えてたから

約束だよ 必ず いつの日かまた会おう
離れてく 君に見えるように 大きく手を振ったよ

町は賑わいだしたけれど
世界中に一人だけみたいだなぁ と小さくこぼした

錆び付いた車輪 悲鳴を上げ
残された僕を運んでいく

微かな温もり

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